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A Menton, la ville des Jardins d' exception, Serre de la Madone, rachetée en 1999 par le Conservatoire du Littoral avec le concours de la ville de Menton, devient aujourd'hui avec son Palazzo et ses jardins en cours de restauration, un centre international des amateurs de plantes rares acclimatées. Ce jardin est un régal à visiter, il faut néanmoins prendre son temps pour monter et descendre les nombreuses terrasses qui le composent. Prendre aussi le temps de tout observer, les plantes, les fleurs, mais aussi les animaux ( grenouilles et écureuils y sont très nombreux).
A travers ces photos je vais essayer de vous faire découvrir ce jardin :
La "serre froide" : Autour de cette ruine d’un charme fou, le jardin offre quelques-unes de ses raretés.
Le major Laurence Johnston, déjà propriétaire d'un manoir en Angleterre, a acheté et dévellopé ce jardin entre 1924 et 1935.
Le jardin compte 7 hectares sur la colline "Sierra" de la Madone, avec un sol acide/neutre et un micro climat favorable à l'acclimatation d'essences rares en France, dont un bon nombre ramenées par Johnston de ses voyages botaniques en Afrique du Sud et Orient
Le jardin a été abandonné pendant la guerre de 39 - 45, quand la route de Gorbio était la frontière entre la France et l'Italie, le jardin a décliné après la mort de Johnston en 1957. Passant par plusieurs propriétaires privés, il a été classé d'office monument historique en 1990 pour le sauver de la spéculation immobilière.
le beau tronc tortué d'un "Pittosporum truncatum", un arbre originaire de chine
sur des terrasses, culture de citrons, mandarines et autres agrumes
La fontaine du mur qui embrasse la cour ( avant de découvrir les serres chaudes) est tapissée d’un Trachelium caeruleum, une vivace indigène au parfum de vanille, dont les superbes fleurs mauves éclosent au début de l’été.
La serre chaude :
Le jardin d'eau, à l'ombre de trois immenses pins parasols, semble se déployer à l'infini avec son grand bassin "où se reflète le ciel de Provence" comme le notait Ernest de Ganay dans la Gazette illustrée en 1936.
Ce bassin qui est avant tout un réservoir d'eau, s'accompagne de deux autres pièces d'eau consacrées aux plantes aquatiques dont les fameux lotus.
La maison du Major Johnston :
La partie centrale du bâtiment, à l’origine une ferme, existait à son arrivée. Pour la rendre plus confortable, il y ajouta les deux grands pavillons qui l’entourent et dont il fit lui-même les plans.
A la lisière de la forêt, le jardin mauresque avec sa loggia décorée d'azulejos, son bassinet ses jets d'eau, son pigeonnier et ses haies de myrte invite au dépaysement
Pour la conception d’ensemble, L. Johnston utilisa la doctrine expérimentée à son jardin de Hidocte : composer le jardin comme une série de tableaux successifs, souvent élaborés autour d’un élément central qui focalise le regard : sculpture, fontaine, collection ou association de plantes, couleurs en camaïeu des floraisons, parfois simplement la forme de l’espace lui-même. Comme on a pu le dire, ce principe réside en “l’alternance calculée d’éléments d’attente et de surprise”.
Les écureuils étaient vraiment trop rapides à prendre en photo, je me suis rabattue sur les calmes grenouilles