Serre de la Madone - septembre 2007

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La "serre froide" : Autour de cette ruine d’un charme fou, le jardin offre quelques-unes de ses raretés.

 

Le major Laurence Johnston, déjà propriétaire d'un manoir en Angleterre, a acheté et dévellopé ce jardin entre 1924 et 1935.

 

Le jardin compte 7 hectares sur la colline "Sierra" de la Madone, avec un sol acide/neutre et un micro climat favorable à l'acclimatation d'essences rares en France, dont un bon nombre ramenées par Johnston de ses voyages botaniques en Afrique du Sud et Orient

 

  

Le jardin a été abandonné pendant la guerre de 39 - 45, quand la route de Gorbio était la frontière entre la France et l'Italie, le jardin a décliné après la mort de Johnston en 1957. Passant par plusieurs propriétaires privés, il a été classé d'office monument historique en 1990 pour le sauver de la spéculation immobilière.

 

le beau tronc tortué d'un "Pittosporum truncatum", un arbre originaire de chine

 

 

 

 

 

 

sur des terrasses, culture de citrons, mandarines et autres agrumes

 

 

La serre chaude :

 

 

Le jardin d'eau, à l'ombre de trois immenses pins parasols, semble se déployer à l'infini avec son grand bassin "où se reflète le ciel de Provence" comme le notait Ernest de Ganay dans la Gazette illustrée en 1936. 

Ce bassin qui est avant tout un réservoir d'eau, s'accompagne de deux autres pièces d'eau consacrées aux plantes aquatiques dont les fameux lotus.

 

 

 

 

 

 

 

La maison du Major Johnston :

 

La partie centrale du bâtiment, à l’origine une ferme, existait à son arrivée. Pour la rendre plus confortable, il y ajouta les deux grands pavillons qui l’entourent et dont il fit lui-même les plans.

 

 

 

 

 

 

A la lisière de la forêt, le jardin mauresque avec sa loggia décorée d'azulejos, son bassinet ses jets d'eau, son pigeonnier et ses haies de myrte invite au dépaysement

 

Pour la conception d’ensemble, L. Johnston utilisa la doctrine expérimentée à son jardin de Hidocte : composer le jardin comme une série de tableaux successifs, souvent élaborés autour d’un élément central qui focalise le regard : sculpture, fontaine, collection ou association de plantes, couleurs en camaïeu des floraisons, parfois simplement la forme de l’espace lui-même. Comme on a pu le dire, ce principe réside en “l’alternance calculée d’éléments d’attente et de surprise”.

 

 

Les écureuils étaient vraiment trop rapides à prendre en photo, je me suis rabattue sur les calmes  grenouilles

 

 

 

 

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