Jardin Botanique exotique " Val Rahmeh" - septembre 2007

Situé à proximité de la frontière italienne, dans un amphithéâtre montagneux, le jardin botanique exotique de Val Rahmem bénéficie d'un micro climat particulièrement favorable à l'acclimatation des plantes exotiques, exceptionnelles, rares ou disparues dans la nature.  S'y promener est un enchantement, et un merveilleux voyage à travers le monde, puisque les plantes viennent des 5 continents.

Pour visiter le site du jardin cliquer sur le logo ci dessous :

Et voilà un aperçu de ce jardin, dans le sens de ma visite, et quelques explications. J'ai essayé dans la mesure du possible d'identifier les plantes, et fleurs, mais je n'ai pas toujours eu le réflexe de noter ce que je voyais, il y en avait tellement...

l'allée principale de l'entrée :

Cette propriété fut construite à la fin du 19ème siècle par la famille De Monléon, noblesse mentonnaise qui a laissé ses initiales sur l’ancien portail, aujourd’hui restauré et que l’on trouve en montant l’avenue Saint Jacques, pour accéder au jardin. Ce portail est daté de 1875.

 la même allée, mais dans le sens de la sortie cette fois :

D’autres propriétaires ont successivement acquis et occupé le domaine jusqu’en 1905, date à laquelle Lord Radcliff ancien gouverneur de l’Ile de Malte et son épouse Rahmeh s’installent dans la propriété, ajoutant des parties bâties à la maison initiale, rachetant des terrains agricoles attenants, essentiellement plantés d’oliviers.  En 1957 Miss Maybud Campbell acquiert le domaine dont elle augmente la superficie en achetant le second jardin auquel on accède désormais par une passerelle et y installe un bassin où les jardiniers entretiennent actuellement : jacinthe d’eau, papyrus et nénuphars géants (Victoria regia) .


les très surprenantes tomates en arbre d'amérique du sud :

Le 3 mars 1966, Miss May Sherwood Campbell propriétaire du domaine depuis 1957, vend « Casa rossa » à l’état, qui le transfère au ministère de l’Education Nationale. Il abritera un centre de recherches en flore méditerranéenne et sera géré par le Muséum national d’Histoire naturelle. En se séparant de son domaine, Miss Campbell emporte le nom de « Casa rossa ».Il prend alors son nom actuel « Val Rahmeh » prénom de l’épouse de Lord Radcliff, propriétaire des lieux jusqu’en 1934. Ce domaine compte un patrimoine bâti : la villa et la maison du jardinier, et un jardin d’exception, en deux parcelles de terrains séparées par un chemin public..


Lanterne japonaise ( afrique tropicale )

dans le même style, le Jotropha ( mexique et brésil)

et un autre mais avec des "fleurs" moins ouvertes :

restons dans les plantes bizarres avec un Vasconcellea ( équateur -  pérou ) :


Ouvert au public en 1967, le jardin botanique du Val Rahmeh sera confié successivement au service des cultures du Muséum puis au laboratoire d’ethnobotanique dirigé par Yves Monnier.
Depuis 2001, suite aux restructurations administratives et scientifiques de l’établissement, le domaine (maison et jardin superficie 11 000m2) intègre par sa spécificité botanique, le Département des jardins botaniques et zoologiques du Muséum.
Changement de structure, changement de direction, le domaine devrait désormais s’inscrire dans un rôle affirmé de jardin d’acclimatation et de conservation d’espèces rares, exceptionnelles ou disparues dans la nature, satisfaisant ainsi à la mission de conservation du Muséum national d’Histoire naturelle.


 

Anigozanthos ( australie)


 

un bougainvillier ( brésil )


la zone des "alimentaires américaines"

 


 quand le végétal et le minéral ne font plus qu'un : un escalier envahi par les racines

pour se rendre au plan d'eau il faut traverser une superbe foret :


et voilà une des merveilles du jardin : le plan d'eau avec ses lotus et nymphéas, les " grandes assiettes" posées sur l'eau sont des Victoria Regia

des nymphéas :

anigozanthos

et un autre nymphéa

la superbe fleur du Victoria Regia


autour de l'étang un Nolina ( mexique), voilà ses fleurs si particulières :

et celle du Chorisia speciosa

un pamplemousse qui croulait sous des grappes de fruits, c'était très impressionnant d'en voir autant sur un arbre :

les fleurs d'un Phoenix ( inde orientale )

un légume inconnu, mais très joli, est il bon ?

Ciboule de Chine :

un peu d'ombre dans l'allée des arbres fruitiers tropicaux :

quand le soleil joue avec les feuilles, c'est un régal pour les yeux :


forêt de bambou géant :

 


 


Calliandra ( sud du brésil) appelé aussi mexican flam bush

chez les catus, le très célèbre Agave :

et le non moins célèbre Echinocatus, connu principalement sous le surnom de "coussin de belle mère"

détail d'un agave :


  le tronc d'un olivier plusieurs fois centenaire :

en chemin vers le milieu forestier tropical, l'humidité en moins, j'ai cru me retrouver à Singapour :


retour vers la maison du domaine :

hibiscus :

et voilà déjà l'allée qui me mène à la sortie :

 

 

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